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Thermopompe Aérothermique · La Tuque
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À La Tuque, comme ailleurs en Mauricie, la thermopompe aérothermique se choisit autant pour le climat que pour le parc immobilier : les propriétaires occupent une forte proportion du secteur (67,7 %), et une grande part des maisons sont plus anciennes (74,3 % construites avant 1980). Dans ce contexte, on voit souvent des rénovations “chauffage seulement” avec une enveloppe à revoir ensuite, ce qui influence le dimensionnement et la façon d’installer l’air dans la maison. Avec une température de calcul d’hiver de -27 °C et 5 100 degrés-jours de chauffage, l’installation doit être pensée pour livrer de la chaleur de façon soutenue et tenir compte de l’enneigement (cycles de gel-dégel d’environ 48 par an).
Je vous donne donc des fourchettes réalistes pour 2026, basées sur des scénarios courants à La Tuque et dans la région : unité “climat froid”, installation et mise en service, puis travaux additionnels selon votre configuration (multizones, conversion, etc.). L’important n’est pas seulement le prix : c’est le bon calcul de charge et la bonne distribution d’air. Si vous payez une soumission sans bilan thermique ou avec une installation “au feeling”, vous risquez de dépenser plus que nécessaire.
| Service | Ce qui est inclus | Durée | Prix |
|---|---|---|---|
| Installation complète (unité et pose) | appareil climat froid, pose, raccordement électrique, mise en service | 1 journée | 5 000 $–18 000 $ |
| Système multi-zones | têtes additionnelles réparties sur une unité extérieure | 1 à 2 jours | 900 $–3 800 $ |
| Bilan thermique | calcul de charge de chauffage à la température de calcul locale | 1 à 2 heures | 200 $–500 $ |
| Entretien annuel | serpentins, charge, dégivrage, filtres, drain | 1 à 2 heures | 175 $–400 $ |
| Conversion depuis plinthes ou mazout | installation, adaptation, conservation ou retrait du système existant | 1 à 2 jours | 5 000 $–18 000 $ |
Estimations pour une résidence typique de La Tuque. La capacité requise et la configuration du bâtiment déplacent ces montants davantage que la marque choisie.
À La Tuque et en Mauricie, on ne peut pas “deviner” les économies sans faire la chaîne de calcul. L’idée est simple : l’appareil convertit l’électricité en chaleur livrée, et la facture dépend de combien de chaleur le bâtiment réclame durant l’année et du tarif que vous payez à Hydro-Québec.
Votre météo locale se lit via les degrés-jours de chauffage (5 100 DJ). En pratique, on traite ces degrés-jours comme un indicateur de la charge annuelle de chauffage : plus ils sont élevés, plus il faut de chaleur sur la saison. Ensuite, on regarde le rendement saisonnier de l’unité (en conditions réelles), qui diminue graduellement à mesure que le froid s’intensifie. Le “rendement” convertit donc les kilowattheures consommés en chaleur utile, et c’est ça qui vous intéresse vraiment.
Finalement, on convertit en dollars avec le tarif résidentiel d’Hydro-Québec à paliers. C’est là la nuance que les pourcentages génériques effacent : un ménage qui consomme beaucoup peut passer plus de consommation à un palier différent qu’un petit consommateur. Donc, pour estimer vos économies, vous partez de votre facture, vous relevez votre tarif (tel qu’il apparaît sur votre relevé) et vous appliquez la consommation projetée au bon palier.
Exemple illustratif (à ne pas prendre comme votre coût réel) : si vous avez un tarif X $/kWh (à lire sur votre facture, pas un chiffre choisi), vous multipliez X par la consommation annuelle estimée avant et après thermopompe. Une enveloppe mal isolée, un dimensionnement trop petit, ou une distribution d’air déficiente peuvent annuler le gain : à La Tuque, un bilan thermique et un bon design d’air sont aussi importants que l’appareil.
Dans la région de La Tuque, le problème n’est pas seulement de trouver “moins cher”. C’est de vérifier que l’entrepreneur peut légalement exécuter le travail, et que le technicien peut manipuler le réfrigérant quand il y a raccordement.
Concrètement, vérifiez d’abord : la licence d’entrepreneur RBQ de l’entreprise, puis la sous-catégorie qui couvre vos travaux dans le registre. Beaucoup de gens constatent “une licence valide” et s’arrêtent là; or, la sous-catégorie compte. Ensuite, pour les travaux liés aux halocarbures, il faut une attestation reconnue au technicien qui fera le raccordement frigorifique. Et au niveau main-d’œuvre, les salariés dans les secteurs assujettis doivent détenir un certificat de compétence CCQ, distinct de la licence de l’entreprise. Enfin, demandez aussi une preuve d’assurance responsabilité et regardez le cautionnement de licence : en cas de défaut, il existe un recours.
Signaux d’alarme : sollicitation à domicile sans permis du commerçant itinérant lorsque applicable, rabais conditionnel à une signature immédiate, promesses de performance “sans calcul”, refus de montrer la sous-catégorie RBQ au registre, et explications floues sur le raccordement frigorifique (attestation du technicien non mentionnée). En cas de doute, ne signez pas.
La conversion à La Tuque change tout selon votre système de départ. Avec -27 °C en température de calcul et un hiver exigeant, on ne “remplace” pas : on dimensionne et on adapte la distribution pour que la thermopompe prenne la charge réelle.
Depuis des plinthes électriques : la conversion est généralement plus simple du point de vue mécanique. Souvent, les plinthes restent comme appoint, et le gain vient du fait que la thermopompe peut livrer plus de chaleur que l’électricité consommée (rendement supérieur à 1). Concrètement, vous réduisez la part de chauffage à résistance électrique tout en conservant un filet de sécurité.
Depuis le mazout : là, on doit regarder le réservoir, les travaux d’adaptation et ce qui est conservé ou retiré. Les étapes ne se résument pas à “brancher une unité”. Le bon scénario dépend de l’existant et des contraintes du site, donc on chiffre la conversion contre les bandes de prix : 5 000 $–18 000 $ pour la conversion typique incluant la partie chauffage et l’adaptation, plus le reste au besoin.
Depuis un système à air chaud : si vous avez un appareil central raccordé à des conduits, une thermopompe peut parfois se raccorder à votre distribution existante. Cela change le type d’installation et le design des conduits/retours.
Depuis le gaz naturel : la biénergie n’est à considérer que si votre adresse est desservie par le réseau gazier et si vous êtes dans un programme pertinent. Je ne vous promets rien sans confirmation locale et sans vérifier l’admissibilité.
Les montants à prévoir se comparent à ces postes : bilan thermique 200 $–500 $, installation complète 5 000 $–18 000 $, et, si vous ajoutez des têtes pour plusieurs pièces 900 $–3 800 $.
À La Tuque, l’unité extérieure n’a pas “à survivre” seulement : elle doit aussi gérer le givre. Le cycle de dégivrage fait souvent paniquer les propriétaires, mais c’est normal. Quand l’humidité gèle sur le serpentin extérieur, l’appareil inverse temporairement son cycle pour faire fondre le givre. Pendant ce temps, il ne chauffe pas avec la même logique : c’est pourquoi vous pouvez sentir un ralentissement ou voir une période où l’air devient moins chaud. C’est le fonctionnement prévu, pas un défaut.
Autre point propre à notre réalité : l’eau de dégivrage. Elle doit s’évacuer sans former un socle de glace sous l’unité. Si l’eau tombe sur une surface qui gèle, vous obtenez rapidement une “dalle de glace” qui empêche ensuite l’écoulement et peut nuire à la performance. L’unité doit donc être surélevée au-dessus d’une accumulation prévisible, et dégagée de la chute de neige du toit.
Un abri mal conçu peut aggraver la situation : s’il restreint le débit d’air, l’unité dégivre plus souvent, et le risque d’accumulation augmente. À La Tuque, la hauteur appropriée dépend de l’enneigement du secteur (présence de congères, endroit du toit qui “drippe”, orientation du vent), donc ce n’est pas une valeur universelle.
Avec une profondeur de gel d’environ 1 800 mm et des cycles de gel-dégel d’environ 48 par an, la préparation du site extérieur fait partie du travail, au même titre que la capacité de chauffage. Et c’est une raison de demander un prix qui inclut la bonne approche d’installation, pas juste “poser l’appareil”.
Au Québec, et donc à La Tuque, il est essentiel de savoir ce qu’un entrepreneur doit avoir en main avant de commencer. La raison est simple : la licence RBQ et les attestations techniques protègent le propriétaire et encadrent l’exécution.
Licence RBQ obligatoire : une licence d’entrepreneur RBQ est nécessaire pour exécuter ou faire exécuter des travaux de construction pour autrui, peu importe le montant. La présence d’une licence est donc incontournable.
Sous-catégorie dans le registre : une licence “valide” n’est pas toujours suffisante. L’entrepreneur peut avoir une licence active sans avoir la sous-catégorie qui couvre précisément vos travaux. C’est pourquoi vous vérifiez dans le Registre des détenteurs de licence RBQ (rbq.gouv.qc.ca) que la sous-catégorie correspond aux travaux demandés.
Cautionnement : le détenteur doit maintenir un cautionnement de licence, ce qui ouvre un recours si l’entrepreneur fait défaut.
CCQ pour les salariés : dans les secteurs assujettis, les salariés de la construction doivent détenir un certificat de compétence CCQ. C’est distinct de la licence de l’entreprise.
Attestation pour manipuler le réfrigérant : la manipulation des halocarbures est encadrée. Le technicien doit détenir une attestation reconnue pour manipuler le réfrigérant. Sans cette attestation, il ne peut légalement faire le raccordement frigorifique; c’est donc un point à exiger du technicien qui fera le travail.
Contrat itinérant (LPC) : si vous concluez avec un commerçant itinérant, vous avez le droit d’annulation sans motif dans les 10 jours suivant la réception du double du contrat. Et le commerçant itinérant doit détenir un permis de l’Office de la protection du consommateur. Un vendeur qui sollicite à domicile sans permis est en infraction.
Pour La Tuque et la Mauricie, je vous réponds simplement : on peut viser de longues années, mais la durée de vie dépend plus de la qualité de l’installation et de la maintenance que de la brochure. Le climat québécois impose un fonctionnement dans les deux modes toute l’année (pas seulement en “saison de chauffage”), et ça ajoute des heures d’usage.
Sans vous donner une garantie magique, une fourchette raisonnable d’espérance de service se situe souvent dans l’ordre de grandeur des décennies. Là où ça se joue, c’est sur les “accélérateurs” : surdimensionnement et cycles trop courts (l’unité démarre/arrête plus souvent), unité extérieure noyée dans la neige ou dans la glace, charge de réfrigérant incorrecte depuis la pose (si la charge n’est pas ajustée correctement, l’appareil travaille moins efficacement), filtre négligé, et projection de sel de déglaçage sur l’échangeur extérieur. À La Tuque, ces détails de terrain font une différence réelle.
À l’inverse, la durée de vie se rallonge avec : un dimensionnement juste basé sur la charge de chauffage réelle à la température de calcul, un dégagement adéquat de l’unité extérieure (neige, glace, débit d’air), et un entretien annuel fait réellement plutôt que “facturé”. L’entretien annuel est une dépense prévue de 175 $–400 $ ; c’est moins cher que de remplacer prématurément un composant parce que le système a fonctionné hors de sa zone optimale.
À La Tuque, la thermopompe n’arrête pas “à une température précise”. Le mécanisme est progressif : à mesure que l’écart de température augmente (dehors de plus en plus froid vs l’intérieur), la capacité de chauffage disponible diminue progressivement et le coefficient de performance baisse graduellement. Le point clé est donc le croisement entre la capacité restante et la charge du bâtiment.
Dans la région, on a une température de calcul d’hiver à -27 °C et 5 100 degrés-jours de chauffage. Ces degrés-jours indiquent que le chauffage domine ici sur de longues périodes. Autrement dit, un appareil peut être très bon en transition automne/début d’hiver, mais la vraie question est ce qu’il peut fournir quand la charge devient forte.
Le cycle de dégivrage explique aussi les “interruptions” perceptibles : de la vapeur visible peut apparaître (en réalité de l’eau), l’appareil inverse temporairement son cycle pour faire fondre le givre sur l’unité extérieure et, durant ce temps, il n’y a pas le même effet de chauffage. Cela ne veut pas dire que l’unité est “en panne”.
Côté technologie, un compresseur à une seule vitesse tend à maintenir une puissance plus “tout ou rien”, alors qu’un système Inverter ajuste sa puissance pour mieux coller aux besoins. En climat froid, ça aide à éviter des courts cycles et à mieux utiliser l’électricité.
Enfin, je déconseille les promesses du type “jusqu’à -30 °C” présentées comme une garantie de confort. La plage de fonctionnement utile dépend de votre charge réelle (bilan thermique) et de votre distribution d’air.
À La Tuque, c’est une question à traiter dès le départ, parce que votre thermopompe doit être installée dans un système électrique existant sans surprise. Le bon entrepreneur vérifie la capacité disponible du panneau, la protection électrique requise pour l’unité, et comment vous gérez les appareils existants (par exemple des plinthes si elles servent d’appoint). Si on ignore cet aspect, vous pouvez vous retrouver avec des travaux électriques additionnels, ou avec un système qui fonctionne “à moitié” au lieu d’assurer la charge demandée.
Dans le budget, prévoyez que l’installation complète (unité et pose, incluant la partie raccordement électrique et mise en service) est typiquement dans la fourchette 5 000 $–18 000 $. Un bilan de départ et une vérification du dimensionnement réduisent les ajustements coûteux après coup.
Ce que vous devez exiger : qu’on vous dise clairement ce qui est inclus, et qu’on vous démontre comment l’installation sera protégée et intégrée à votre panneau. Si l’entrepreneur refuse de faire cette vérification, vous ne gagnez rien à poursuivre.
À La Tuque, un multi-zones répond souvent à un besoin simple : chauffer ou climatiser plusieurs aires sans ajouter une autre unité extérieure. Le coût dépend du nombre de têtes additionnelles et de la complexité de distribution (pentes, conduits, réservation de l’espace, longueur et route de raccordements). En estimation 2026, le poste “système multi-zones” (têtes additionnelles réparties sur une unité extérieure) se situe typiquement à 900 $–3 800 $ selon l’ampleur du projet.
À cela, il faut ajouter le socle de base : l’installation complète (unité et pose, raccordement électrique, mise en service) est généralement de 5 000 $–18 000 $. Si vous ajoutez un bilan thermique pour dimensionner correctement, c’est 200 $–500 $.
Le point important : avec l’hiver de la Mauricie (-27 °C et 5 100 degrés-jours), un multi-zones mal conçu peut chauffer une zone plus que l’autre et forcer l’appoint. Un bon plan d’air évite de payer “pour la mauvaise régulation”.
Oui, mais seulement dans le cas précis où on parle d’un commerçant itinérant. À La Tuque, si un contrat est conclu avec un commerçant itinant, vous avez le droit d’annulation sans motif dans les 10 jours suivant la réception du double du contrat. Le contrat doit être écrit et contenir des mentions obligatoires.
Attention : ce droit d’annulation est lié au statut “itinérant”, et le commerçant itinérant doit détenir un permis. Si le vendeur sollicite à domicile sans permis, il est en infraction. Dans ce contexte, ne vous laissez pas distraire par un “rabais si vous signez maintenant” : le piège, c’est la pression de signature rapide.
Sur le plan financier, ça ne change pas les coûts techniques (installation typique 5 000 $–18 000 $), mais ça peut vous éviter de payer des travaux que vous ne voulez pas. Gardez vos documents : date de réception du double du contrat, copie signée et pièces indiquant le vendeur.
Les soumissions varient souvent parce que les entrepreneurs ne livrent pas la même chose : certains font un bilan thermique réel et dimensionnent l’appareil et la distribution d’air, d’autres proposent “un modèle qui semble bon” sans calcul. À La Tuque, avec -27 °C comme température de calcul et un hiver rigoureux, ce détail fait une différence énorme sur la taille, la performance utile et la part d’appoint.
La variance vient aussi de la portée des travaux : installation complète 5 000 $–18 000 $, multi-zones 900 $–3 800 $, ou conversion selon l’existant (plinthes/mazout) qui peut se situer aussi dans 5 000 $–18 000 $. Sans description claire, deux soumissions “pour la même thermopompe” peuvent inclure des choses différentes.
Enfin, la gestion du site extérieur (dégivrage, évacuation de l’eau, dégagement de la neige) est souvent sous-estimée. À l’hiver de la Mauricie, un abri mal conçu peut nuire et coûter cher à long terme.
Mon conseil : comparez ligne par ligne ce qui est inclus, et exigez un bilan thermique avant de vous engager.
Le froid de la Mauricie n’est pas “un problème en soi” pour une thermopompe climat froid, mais il augmente la demande et les heures de fonctionnement. À La Tuque, -27 °C en température de calcul et 5 100 degrés-jours de chauffage signifient que l’appareil travaille souvent plus longtemps et dans des conditions plus difficiles que dans un climat doux. Résultat : les mauvais réglages et la mauvaise installation se paient plus vite.
Ce qui peut réduire la durée de vie : surdimensionnement qui crée des courts cycles, unité extérieure mal installée (noyée par la neige ou la glace), charge de réfrigérant incorrecte depuis la pose, filtre négligé, et exposition de l’échangeur à des conditions agressives (par exemple sel de déglaçage projeté). Ce sont des causes concrètes qu’on voit en chantier.
À l’inverse, l’entretien annuel aide à garder l’appareil dans de bonnes conditions. Il se chiffre typiquement à 175 $–400 $. Si on saute l’entretien, on accélère souvent la perte de performance, ce qui pousse l’appareil à “travailler davantage” pour obtenir le même confort.
Pour La Tuque et la région, deux programmes peuvent être pertinents selon votre situation : LogisVert (Hydro-Québec) et Rénoclimat (gouvernement du Québec). Le programme LogisVert vise l’installation d’une thermopompe efficace dans une résidence principale dont le titulaire est client d’Hydro-Québec. L’aide est calculée selon la capacité de chauffage mesurée à -8 °C (en dollars par 1 000 BTU/h), avec un taux supérieur pour les appareils “climat froid”.
Conditions importantes : l’appareil doit être sur la liste d’admissibilité, l’installation doit être faite par un entrepreneur titulaire de la licence RBQ appropriée, la demande se fait en ligne après les travaux dans le délai prévu, et vous gardez les factures originales. L’auto-installation n’est pas admissible.
Rénoclimat vise l’isolation, l’étanchéité, les portes et fenêtres, et la ventilation — pas la thermopompe. Condition critique : l’évaluation énergétique doit être faite avant les travaux; faire installer la thermopompe avant l’évaluation fait perdre l’admissibilité. Les deux programmes peuvent être cumulés si les volets font partie du même projet.
Je ne publie pas de “plafond jusqu’à…” ici : les sources publiques divergent et il faut vérifier au jour même sur hydroquebec.com. Si vous voulez, donnez-moi votre cas (électricité seulement ou autre), et on s’assure de respecter les étapes.
À La Tuque, dans plusieurs conversions depuis des plinthes électriques, on conserve souvent les plinthes comme appoint. La logique est simple : la thermopompe climat froid fait la majorité du travail, et les plinthes servent de support quand la charge devient très élevée. Ce n’est pas un “caprice” : avec -27 °C et 5 100 degrés-jours de chauffage, il faut une stratégie qui évite de mettre toute la charge sur un seul mode en conditions extrêmes.
Conserver ou retirer les plinthes dépend aussi de votre design de contrôle et de la façon dont l’installation est prévue (bilan thermique, distribution d’air et capacité). Si on retire trop vite, vous pouvez vous retrouver à compenser par de l’appoint plus souvent que prévu.
Côté budget, l’installation complète (unité et pose, incluant raccordement électrique et mise en service) est typiquement de 5 000 $–18 000 $. Si votre projet inclut une conversion “chauffage” plus large, on reste aussi souvent dans 5 000 $–18 000 $ selon ce qu’il faut adapter.
Mon avis de terrain : gardez-les tant qu’on n’a pas fait le calcul de charge et validé le besoin en appoint. Et ne payez pas pour un appareil “trop petit” qui vous pousse à chauffer à la résistance tout l’hiver.
Oui, et c’est justement la raison pour laquelle les recommandations “génériques” sont insuffisantes en Mauricie. Les données climatiques régionales indiquent 5 100 degrés-jours de chauffage et seulement 200 degrés-jours de climatisation. Autrement dit, la chaleur de chauffage domine largement sur l’année.
Quand le chauffage domine, la priorité devient la capacité utile du système durant les épisodes froids, la capacité qui reste disponible au fil de l’hiver, et la stabilité de la distribution d’air dans la maison. C’est aussi pour ça que le dégivrage (cycle normal) doit être pris en compte dans la planification : l’appareil inverse temporairement son cycle pour faire fondre le givre, et il ne chauffe pas comme en mode normal pendant ce temps.
Votre facture dépend ensuite du tarif résidentiel d’Hydro-Québec à paliers. Donc, ce n’est pas seulement “combien de kWh”, c’est aussi “dans quel palier” ces kWh tombent. Si votre maison est mal isolée ou mal distribuée, le chauffage prend plus d’énergie et annule le gain attendu.
Pour cadrer le coût, l’installation complète est généralement de 5 000 $–18 000 $ et un bilan thermique utile est à 200 $–500 $. Si on saute le bilan, on augmente le risque de viser à côté.
En général, durant le cycle de dégivrage, l’appareil inverse temporairement son fonctionnement pour faire fondre le givre sur le serpentin extérieur. Pendant ce temps, il n’y a pas le même effet “chauffage” qu’en mode normal. En clair : oui, il peut y avoir une sensation variable chez vous, mais il ne faut pas compter sur une chaleur continue comme si l’appareil n’avait jamais à dégivrer.
À La Tuque, l’hiver enneigé et l’humidité qui gèle entraînent des cycles de dégivrage d’environ 48 par an selon les conditions régionales. C’est normal. Ce que vous devez observer, c’est l’eau de dégivrage : elle doit s’évacuer sans créer un socle de glace sous l’appareil, et l’unité doit être installée de façon à rester dégagée de la neige du toit.
Le “problème” vient souvent de l’installation du site extérieur : un abri qui restreint le débit d’air, une évacuation mal gérée ou une unité trop basse peut augmenter la fréquence et la durée des cycles, et donc affecter votre confort.
Si vous payez l’entretien annuel (typiquement 175 $–400 $), vous réduisez le risque que le drainage et les échanges se dégradent et que le dégivrage devienne plus pénible.
Oui, dans le cadre d’un même projet, LogisVert (Hydro-Québec) et Rénoclimat peuvent être cumulés. À La Tuque, ça veut dire que vous pouvez faire traiter deux volets : d’un côté la thermopompe efficace (LogisVert), et de l’autre l’enveloppe et la ventilation (Rénoclimat), puisque Rénoclimat vise isolation, étanchéité, portes et fenêtres, et ventilation — pas la thermopompe elle-même.
La condition critique à ne pas manquer est l’évaluation énergétique : elle doit être réalisée avant les travaux. Si la thermopompe est installée avant l’évaluation, vous pouvez perdre l’admissibilité au volet Rénoclimat. Pour LogisVert, l’aide repose aussi sur l’admissibilité de l’appareil et sur une installation faite par un entrepreneur titulaire de la licence RBQ appropriée. La demande en ligne se fait après les travaux dans le délai prévu, avec factures originales conservées.
Sur le budget, une bonne façon de garder le contrôle est de séparer les postes : bilan thermique 200 $–500 $ (utile même si ce n’est pas Rénoclimat), puis installation complète 5 000 $–18 000 $. Comme les montants exacts et plafonds peuvent dépendre des règles à jour, je vous recommande de vérifier les détails le jour même sur les pages officielles concernées.
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